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Épisode 6 – Tu ne te sens pas à la hauteur dans certaines choses que tu aimerais faire ? Cet épisode est pour toi.

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Transcription de l’épisode

Aujourd’hui, je vais te parler du jour…

…où j’ai repris le CP.

Oui ! Tu as bien lu. J’ai repris le CP.

Je pense que je suis l’une des rares personnes à qui c’est arrivé.

En général, tu reprends une classe au lycée ou une année à la FAC, mais tu ne reprends pas le CP.

Je ne sais pas comment c’est arrivé. Mais je devais être sacrément mauvais. (Rires). Genre vraiment.

Allez ! Soyons un peu plus sérieux.

Reprendre le CP a été une expérience qui m’a laissé des séquelles pendant quelques années.

Tu vois tous tes copains, passer dans une autre classe et toi tu te retrouves à refaire les mêmes cours et te refaire de nouveaux copains.

Mais ce qui était encore plus difficile pour moi, c’est que je suis le seul dans ma famille à qui c’est arrivé.

Et pour couronner le tout, mon père était un « premier de classe ». Mais un vrai.

Tu sais quasiment tous les parents aiment bien dire à leurs enfants à quel point ils étaient premiers et de bons élèves. Quand mon père a commencé à me sortir ce refrain, j’ai commencé à le chambrer.

Il est allé dans sa chambre. Il s’est mis sur une chaise, car contrairement à moi il n’est pas très grand et il a sorti du haut d’un de ses placards une vieille valise toute poussiéreuse.

Jusqu’aujourd’hui, cette scène me fait halluciner. Le mec avait gardé tous ses bulletins du primaire jusqu’à la Terminale et il me les a montrés fièrement. Il était réellement un de ces premiers de classe.

Ce n’était pas du bullshit.

Le fait d’avoir repris le CP avait affecté la façon dont je percevais mon intelligence.

Du CP au CE2, je me battais comme je pouvais pour rester à flot.

À un moment donné, j’ai même commencé à penser que j’avais été adopté, car physiquement je trouve que je ne ressemble ni à mon père ni à ma mère.

Et je me disais que c’était pour ça que je n’étais pas aussi bon à l’école.

(C’est fou comme on peut se raconter tout seul des conneries non ? )

Tu sais, je fais partie de ces gens qui veulent faire la fierté de leurs parents.

Car à la loterie des parents, je considère que j’ai touché le jackpot. C’est ma façon de leur dire que l’investissement et les sacrifices qu’ils ont faits valaient le coup.

Donc un jour, je suis allé voir mon père pour lui demander son aide.

Après tout, il a fait partie des premiers de sa classe. Il devait savoir deux ou trois choses sur le sujet non ?

Je lui ai avoué que j’avais honte d’être si mauvais à l’école et que j’avais honte d’être son fils.

Je m’attendais à tout sauf cette réaction…

Il m’a fait asseoir sur le bord de son lit et il m’a dit ceci (avec sa voix calme et apaisante) :

« Cloclo, tu n’as pas à avoir honte. Tes difficultés avec les maths n’ont rien à voir avec ton intelligence. Tu ne sais juste pas
comment t’y prendre POUR LE MOMENT ».

Long story short. Il a commencé à prendre du temps pour m’aider à réviser mes cours alors qu’il est assez occupé. Il m’a montré quasiment toute sa façon de travailler à l’école. Il m’a montré les DO et les DON’Ts.

Résultat ?

Je ne suis pas devenu que très bon en maths et en matière scientifique. Je suis devenu très bon quasiment dans toutes les matières.

J’ai commencé à reprendre confiance en moi vis-à-vis de l’école. J’ai commencé à aimer davantage l’école et l’idée d’apprendre des choses.

Aujourd’hui, je rigole encore d’avoir cru que je n’étais pas intelligent ou que j’étais moins intelligent que les autres.

Tu vois, mon père m’a rendu un très grand service.

Il n’a pas essayé de me consoler en me disant que je devais me concentrer sur autre chose et que ce n’est pas grave si je n’y arrive pas. C’est ce que d’autres adultes auraient fait.

D’ailleurs c’est ce que la plupart des parents font avec leurs enfants. On habitue les enfants à fuir les challenges et à faire autre chose. Quelque chose de plus simple. Pas étonnant qu’une fois qu’ils grandissent, ils ont peur de prendre des risques ou abandonnent facilement quand ça se corse.

Parce qu’on leur inculque sans s’en rendre compte que si ça se corse alors c’est que ce n’est pas fait pour toi. On les rend allergiques (en pensant leur rendre service) à la difficulté. On les handicape sans s’en rendre compte pour la suite de leurs vies. 

Car aujourd’hui tu as assez de poil un peu partout sur le corps pour te rendre compte qu’il y a une courbe d’apprentissage dans tout ce que tu veux faire dans la vie.

On peut penser que diriger un enfant vers quelque chose de plus simple est la bonne chose à faire, mais en faisant cela, on l’apprend inconsciemment à abandonner quand ça se corse.

Et tout cela à cause de ce mythe….

Il y a un mythe qui perdure dans notre société depuis des siècles. C’est le mythe du talent.

Le talent, c’est comme la motivation. C’est surcoté. On croit à tort que si on a un talent pour quelque chose, on n’aura pas de challenges à relever et qu’on fera tout toujours facilement. 

Voici pourquoi hélas la plupart des gens dans le développement personnel abandonnent quand les choses deviennent un peu compliquées ou quand la courbe d’apprentissage est moins évidente. Ils croient au mythe du talent. 

Pour eux, si tu trouves ton talent et que tu trouves ta passion, tu n’auras pas trop à fournir beaucoup d’effort. C’est très loin d’être vrai. (Je vais te démontrer que c’est un mythe d’ici la fin de ce podcast).

Mais d’abord, voyons pourquoi je te raconte tout cela

Nous les humains, nous sommes de gros menteurs. (Moi y compris). Nous sommes de GROS menteurs. C’est même pathologique.

Nous nous mentons à nous-mêmes sur nos propres capacités. Pour moi, ça été mon intelligence, pour toi c’est peut-être autre chose.

Il y a des choses qu’on aimerait bien faire dans la vie, mais qu’on n’ose tout simplement pas, car on ne sent pas à la hauteur.

Soit on pense que ce n’est pas fait pour nous ou qu’une personne comme nous ne mérite pas de faire ou d’avoir cette chose.

Parfois, on se cache derrière des trucs comme « Je prends mon temps. Je suis perfectionniste ». Alors que ce perfectionnisme cache en réalité, des peurs plus profondes : la peur d’échouer et la peur d’être jugé.

Je connais dans mon entourage des gens qui n’ont jamais osé (pour le moment publier) leur musique, leur vidéo, leur court métrage, leur bande dessinée, bref leur travail, car ils ont tout simplement peur d’être jugés. 

L’estime qu’ils ont pour eux-mêmes et pour ce qu’ils font est assez faible.

Ils ne se sentent tout simplement pas à la hauteur. Ils ne se trouvent pas assez bien.

Pourquoi ça ?

La plupart des gens sans s’en rendre compte vivent avec ce que les psychologues appellent un « esprit figé ».

Ils pensent que leurs capacités et leurs compétences sont figées.

Pour eux, on naît avec un lot de compétences et d’habilités un point c’est tout.

Ils sont comme ils sont. Et ils ont toujours été comme ça.

Pour eux tout se décide à la naissance et se joue à la courte paille.

Très souvent, tu vas les entendre utiliser des termes comme « le talent », « le don », etc. Ou tu vas les entendre utiliser des phrases comme « Moi, j’ai toujours été nul avec les langues ». « Moi j’ai toujours été… »

Ils sont malgré eux (et tout comme moi aussi à l’époque) victimes de ce que j’appelle le « Syndrome de la conseillère de l’orientation »

Ce syndrome se déroule comme suit en général :

  • Ils vivent une certaine expérience ou une série d’expériences.
  • Ces expériences ne se déroulent pas bien et cela leur laisse des séquelles psychologiques.
  • Ensuite, ils définissent les limites de leurs compétences, identités, personnalités et se créent des croyances.

En gros, sans s’en rendre compte, ils ont créé leur propre prison dorée : « Je ne suis pas X, Y, Z », « Je ne suis pas fait pour A,B,C,D », « Je n’ai jamais eu de chance en… », etc.

Ils se basent sur ce qui leur est arrivé pour s’autolimiter malgré eux.

Ils se traitent comme un conseiller d’orientation les aurait traités. 

Tu vois, notre système éducatif a beaucoup de qualités, mais aussi de gros défauts.

Par exemple, on décide qu’un enfant doit s’orienter en série littéraire juste parce que ses résultats dans des matières scientifiques sont jugés insuffisants. (À la fin de ce podcast, tu vas réaliser comment cette pratique est un peu absurde).

En réalité, les scientifiques ont découvert que personne n’est capable de prédire réellement ce dont un humain peut être capable ou non. Personne ne peut quantifier réellement le potentiel humain.

Les gens qui se jouent les devins à 2 sous en te disant qu’à cause de ton passé ou de ton niveau actuel, tu ne vas pas réussir dans X, Y, Z sont tout simplement des idiots (Et je ne dis pas ça pour être méchant).

Personne ne peut quantifier réellement le potentiel humain.

Tu n’as aucune idée de ce que je peux réellement faire. Je n’ai aucune idée aussi de ce dont tu peux être capable.

Mais par contre ce qui est sûr, c’est que nos capacités ne sont pas figées. Personne ne naît avec un stock de compétences prédéfinies.

Et là Blandine (un personnage fictif que j’ai créé pour représenter les gens « étranges ») se dit :

«OK, Toütep, je sais que tu essaies de motiver des gens, mais il faut regarder la vérité en face. Certains ont un fort QI et d’autres non. C’est comme ça ! C’est la vie. »

Ma réponse ? Point de vue très intéressant.

Mais allons plutôt demander ce que pense le psychologue Alfred Binet. Pourquoi lui ?

Parce qu’Alfred Binet est le précurseur de ce qui est connu aujourd’hui sous le nom du test du QI (Quotient intellectuel). Qui de mieux que lui peut se prononcer sur ce sujet ?

J’ai fait mes devoirs comme d’habitude et j’ai retrouvé les propos de Monsieur Binet sur cette question : « Est-ce que notre intelligence est figée ou non ? ». Tu trouveras ses propos dans son livre « Les idées modernes sur les enfants ».

Voici ce qu’il dit et je cite :

« Certains philosophes modernes affirment que l’intelligence d’un individu est une quantité fixe et qu’elle ne peut pas augmenter. Nous nous devons de réagir et de s’opposer à ce brutal pessimisme […] Avec de la pratique, de l’entraînement et une certaine méthodologie, on peut augmenter notre attention, notre mémoire, notre jugement et littéralement devenir plus intelligent que maintenant ».

Ces propos sont je répète ceux du précurseur du test du QI. Même lui est d’accord sur le fait que son test n’indique pas un résultat définitif.

Mais ce n’est pas notre faute.

Avec le temps et à cause du téléphone arabe, on a commencé à croire que le QI est quelque chose de fixe.

Notre intelligence est capable d’évoluer si on nous éduque correctement sur le sujet pour lequel on ne se trouve pas assez intelligent.

Ce sentiment qu’on a de ne pas être à la hauteur peut disparaître si on nous éduque correctement sur le domaine en question où on veut se sentir à la hauteur.

On peut devenir bon dans ce qui nous intéresse. On peut s’épanouir dans ce qui nous intéresse même si on n’avait pas cette habilité à la naissance. On peut réussir dans des domaines qu’on ne trouvait pas naturels pour nous si on s’y intéresse et qu’on se forme sur le sujet. 

Aucune de tes capacités n’est figée.

Et cela ne s’arrête pas qu’à notre QI, mais cela s’étend à toutes nos compétences et capacités

En 1985, un éminent psychologue, spécialisée en pédagogie Benjamin Bloom a sorti un livre intitulé : « Developing Talent In Young People ».

Ce livre est le fruit d’une étude approfondie de 120 personnes absolument remarquables et qui ont accompli de grandes choses.

Parmi ces personnes, il y avait des champions olympiques, des joueurs de tennis de classe mondiale, des mathématiciens, des neurologues, des pianistes, etc.

Le point commun entre toutes ces personnes, c’est qu’aucune d’entre elles n’avait montré des signes d’un don ou d’un talent pour la discipline dans laquelle ils ont finir par exceller.

Personne n’aurait pu prédire ce qu’elles allaient devenir.

On a commencé à trouver qu’elles étaient « douées » uniquement lorsqu’elles ont choisi la discipline qui les intéressait et qu’elles ont commencé à se former/s’entraîner pour cette discipline.

Le spécialiste Benjamin Bloom a ensuite conclut ceci et je cite :

« Après 40 ans d’intensives recherches que ce soit aux États-Unis ou à l’Étranger, je suis arrivé à la conclusion suivante : si une personne est capable d’apprendre quelque chose, alors presque toutes les autres personnes peuvent faire de même SI on leur fournit des conditions appropriées d’apprentissage ».

En d’autres termes, si tu ne te sens pas à la hauteur dans un domaine qui t’intéresse, ça ne veut pas dire que ce domaine n’est pas fait pour toi et que tu dois en chercher un autre.

Cela veut tout simplement dire que tu n’as pas encore l’apprentissage adéquat sur ce domaine.

Plus j’avance dans le développement personnel et plus je réalise que ce qui nous bloque réellement c’est la façon dont on interprète ce qui nous arrive.

Le sentiment de ne pas être à la hauteur que tu ressens vient en réalité du fait qu’il te manque :

  • La bonne méthodologie
  • Et de l’entraînement.

Tu as peur de parler en public ou de te ridiculiser ou qu’on ne te trouve pas intéressant ? Ce n’est pas parce que ce n’est pas fait pour toi. C’est juste qu’il te manque la bonne méthodologie et de l’entraînement.

Tu as peur d’investir ton argent pour devenir financièrement indépendant ? Ce n’est pas parce que ce n’est pas fait pour toi. C’est juste qu’il te manque la bonne méthodologie et de l’entraînement.

Tu as peur de changer de carrière radicalement ? Ce n’est pas parce que ce n’est pas fait pour toi. C’est juste qu’il te manque la bonne méthodologie et de l’entraînement.

Tu as peur de lancer ce projet qui te tient à coeur ? Ce n’est pas parce que ce n’est pas fait pour toi. C’est juste qu’il te manque la bonne méthodologie et de l’entraînement.

Tu as peur de parler aux femmes ? Ce n’est pas parce que ce n’est pas fait pour toi. C’est juste qu’il te manque la bonne méthodologie et de l’entraînement.

Tu as peur de paraître con quand tu t’exprimes en anglais devant des gens ? Ce n’est pas parce que ce n’est pas fait pour toi. C’est juste qu’il te manque la bonne méthodologie et de l’entraînement.

Tu as peur de prendre des risques que tu sais bien pour toi ? Ce n’est pas parce que ce n’est pas fait pour toi. C’est juste qu’il te manque la bonne méthodologie et de l’entraînement.

Tu as peur de sortir de ta zone de confort et tu es paralysé par tous les risques qui peuvent se produire ? Ce n’est pas parce que ce n’est pas fait pour toi. C’est juste qu’il te manque la bonne méthodologie et de l’entraînement.

Je vais terminer cet épisode par ceci :

Les notes, les résultats, les retours de ceux qui t’entourent enfin toutes les mesures qui permettent de nous évaluer d’une façon ou d’une autre, indiquent uniquement là où on est ou là où on a été à un instant T.

Mais elles ne peuvent pas servir de mesure pour prédire ce qu’on est capable de faire dans la suite de notre vie. N’oublie jamais ça !

Et maintenant je veux t’entendre. Quels sont les domaines où tu aimerais te sentir à la hauteur ? 

Écris-moi à claude@toutep.com ou écris-moi sur Facebook pour me faire part de ta réponse. Je compte sur toi.

Voilà c’était tout pour cet épisode. Je te remercie de l’avoir écouté jusqu’au bout.

À très vite,

Avec ♥️,
Toütep

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